24.06.2009

MERCI


MERCI

Merci à tous ceux qui m’ont soutenu ou se sont simplement intéressés à mon affaire, aux persécutions dont j’ai été la victime de la part de la machine judiciaire.

Vous n’étiez pas nombreux, mais vous étiez les meilleurs.

Les vrais défenseurs des vraies libertés sont toujours minoritaires. Nous le savons depuis 1940 et cela se confirme chaque jour.

Le bilan n’est pas aussi négatif que cela.

Sur le plan pénal, je suis définitivement « non condamné » (poursuites annulées).

Sur le plan déontologique, j’ai écopé d’un blâme. Après réflexion, je ne me pourvoirai pas en cassation.

Ce blâme me satisfait pleinement car j’ai été blâmé par ceux la même que j’avais dénoncés, et en Cour de cassation, juridiction qui ne brille pas par la défense des principes et des libertés, je m’adresserais toujours aux mêmes.

S’ils ne m’avaient pas sanctionné, cela aurait signifié, pour moi, que je n’aurais pas été assez virulent, pugnace dans mes propos, bref que mon intervention aurait été insuffisante.

J’aurais pu introduire un pourvoi en cassation car je me demande pourquoi deux Cours d’appel distinctes ont pu apprécier différemment les mêmes témoignages. Ce ne peut pas être un problème de compétence ou d’incompétence puisque la loi nous oblige à dire que tous les magistrats, de Chambéry ou d’ailleurs, sont compétents.

Ce ne peut pas être un problème de partialité ou d’impartialité (par exemple, le fait qu’a Grenoble on me connaît et que certains ne m’apprécient pas alors qu’à Dijon, on ne me connaît pas…) puisque la loi nous oblige à dire que tous les magistrats sont impartiaux.

Alors qu’elle est la raison de cette divergence ?

Ce n’est rien, ce n’est que la justice avec sa vérité au pays de la moutarde et son mensonge au pays de la noix …

Chacun d’entre vous, s’il ouvre les yeux et tend l’oreille pourra s’apercevoir que les libertés notamment d’expression et de la défense déclinent à grand pas et qu’elle sont, en France et en Europe, tous les jours menacées par le fascisme .

Je n’oublie pas pour ma part comme l’enseignait le Président MAO que « le pouvoir est au bout du fusil » . La liberté aussi.

Il faut se préparer à sortir de la paille ce que dit que s’y trouve la chanson.

N’oubliez pas, camarades, que le verbe résister doit se conjuguer au présent.

Mon comité de soutien se dissout aujourd’hui et encore une fois merci à tous et à toutes.

Pour ceux qui veulent poursuivre les débats, ils savent où me trouver à Grenoble à mon cabinet ou sur Internet : monpoingdanstageule.com


B.RIPERT

01.06.2009

relaxe

La Cour d'Appel de DIJON a confirmé la relaxe de Me RIPERT.

 

la Chambre disciplinaire de la Cour d'Appel de GRENOBLE a considédé que les propos tenus constituaient un manquement à la délicatesse et a infligé à Me RIPERT un blâme.